Nous voilà à Ségou, village dans lequel nous aurions pu voir le "Festival sur le Niger", si nous étions venus la semaine précédente, dommage!!! A notre arrivée, nous profitons du grand marché, certes moins magistral que celui de Djénné, mais intriguant quand même, avec tout ces étalages de couleurs et d'odeurs! Nous rencontrons Mohammed et d'autres jeunes avec qui nous profitons de l'occasion pour compléter notre lexique bambara et d'autre part les initier à la jonglerie. Nous nous rendons vite compte qu'avec l'influence du festival, nous n'avons pas tant à leur apprendre: l'un d'eux semble bien se débrouiller aux bollas! Petite tentative pour trouver de l'ambiance en centre ville... un peu mort tout ça! Le lundi, c'est comme en France, jour de rétablissement! Le lendemain matin, l'artisanat du Mali nous fait un clin d'oeil. Faut dire qu'il est tellement riche! L'ében est mis à l'honneur dans la conception des statuettes, des colliers, des masques,... ainsi que le Bogolan, typique de la région! C'est une décoration sur tissu, avec des teintes naturelles (plantes, écorces, argiles). Les motifs obtenus avec des pochoirs montrent parfois des masques ou des signes représentatifs de la vie politique et sociale des tribus. Nous allons d'ailleurs visiter un atelier de bogolan où l'intégralité des étapes de fabication nous sont présentés (tissage, teinture, décoration) On a même le droit à une petite initiation!!! A l'approche d'une petite boutique d'instrument de musique artisanal, Wa Cissoko (Sandrine) ne sachant plus se contenir heurta malencontreusement ses mains contre un djembé! S'en suit la participation de nos amis maliens et surtout d'un professionnel que nous aurons l'occas d'apprécier dans un bar le soir venu. La soirée s'annonce bien alléchante! Pas manqué: notre percutionniste se révèle hallucinant au balafon, épaulé par une calebasse, un djembé et le chant. Le lendemain matin, la journée est entamée par une ballade en pinasse: arrivés sur l'autre rive, le contraste est flagrant. Le calme qui règne dans ces petits villages de pêcheurs tranche avec l'activité de la ville de Ségou. Une petite berge le long du fleuve Niger nous appelle à prendre notre bain. Une fois la couche de terre partie, nous retrouvons nos corps de toubab! Le soleil va bientôt se coucher....c'est l'heure de rentrer pour admirer ce tableau lmagique qui se présente sur le fleuve. De retour, Mossa Djalo, attiré par le travail d'un forgeron touareg se laisse tenter par un poignard sur mesure: lame gravée au bout d'un manche en ében incrustée de métaux. Simplement magnifique!
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