Le "Festival du Désert"... on a pas vu, le "Festival sur le Niger" non plus... bon, on va peut-être avoir l'opportunité d'en voir un au moins? Et bien... c'est pour ce week-end à Mopti, où est organisé la 1ère édition "Diam Wari"!!! Inutile de vous faire lanciner, la déception est là! Nous attendions de voir des défilés dans les rues, des percutionnistes en pagaille et des danses traditionnelles... rien de tout ça! Mis à part des vendeurs à la sauvette insistants qui viennent nous cueillir à tous les coins de rue et quelques stands artisanaux, rien ne laisse présager un évènement festif. Déception d'autant plus grande lorsque nous apprenons les tarifs d'entrée: 25€ pour une soirée et 50€ pour les 3 soirs pour les toubabous que nous sommes et 2€ la soirée pour les locaux! Même les résidents ne peuvent se payer l'entrée, c'est ridicule : résultat le 1er soir la scène est déserte! Dommage un groupe de percutions parait vraiment sympa!!! On va dire que l'organisation n'a pas spécialement compris à qui s'adressait ce genre de manifestation. Heureusement au 12 coups de minuit, la scène nous est ouverte gratuitement à 2 doigts de la fin. A défaut de concerts, c'est avec d'autres français que nous passerons la majeure partie de la soirée. Au petit matin, de nouveau charmés par les pinasses, nous retournons sur les flots du fleuve Niger. Bercés par le balancier de l'embarcation, les paupières se font lourdes...Zzzz!!! C'est aujourd'hui jour de marché: les quartiers se répartissent les produits, invariablement les fruits et les légumes sont vendus par les femmes, les jus de gingembre et de bissape, ainsi que les arachides par les gosses, la viande par les hommes,... D'ailleurs, Mopti avec son port de pêche et ses étalages immenses de poissons séchés envahi de mouches titillent nos narines: âme sensible s'abstenir! Quelques courses et racommodage de vêtements et nous revoilà au festival, tantôt pour prendre un thé avec un exposant, tantôt pour jouer à l'awalé avec Yaya (étrange personnage dogon). Les concerts arrivent enfin (négocié à moins de 2€!) et là... bah, c'est pas terrible! Mis à part Koko Diabaté qui réussit tout de même à redonner un peu d'entrain à tout ça. Dimanche, nous retrouvons Chigui, un ami espagnol rencontré à Ségou, ainsi qu'Arno, un français parcourant le pays à moto. C'est l'occasion de gouter au luxe de la piscine d'un hôtel dans lequel ils ont trouvé refuge. Nous faisons la connaissance de 2 Québéquois, dont 1 d'une soixantaine d'année, ayant passé sa vie à parcourir le monde. L'expérience parle et rapidement une réflexion sort de la conversation: "au début on part pour 3 mois, après 6 mois, puis 1 an et après, on ne peut plus s'en passer... c'est pour la vie!" |