Après une bonne nuit en terrasse, c'est le jour de notre entrée sur le territoire Burkinabès: la terre des hommes intègres... Douanes et tout le bataclan... bien relax, une petite sieste pour certains, pas beaucoup plus pour les autres... ne nous énervons pas... zzz! Ouah!!! du fromage, des olives, du pastis, des céréales? On est où là? Ca faisait un bail qu'on avait pas vu ça: les grandes villes du Burkina, telle Ouahouguia, où nous sommes en ce moment sont étonnement bien desservies en produits alimentaires occidentals. Nous apprenons qu'un festival des masques débute le lendemain à Dédougou... changement de programme, Ouagadougou à plus tard!!! On nous avait prévenu, les pistes du Burkina, c'est comme jouer les oranginas dans une bétonnière! La tôle ondulée... ouh!!! Mali, Burkina: 2 pays voisins... mais tellement différents sur le plan humain! Au Mali, il y avait souvent des rapportsd d'argent, ici les gens viennent tous nous saluer et les enfants nous prennent la main. Qui sommes nous pour eux? L'Abbé Pierre, Mère Thérésa? Les rencontres se multiplient au fil où les heures passent. Tout d'abord au stand artisanal, où batique, bogolan, sculture, tissage et peinture appellent à la curiosité. Nous retrouvons des amis français rencontrés au Mali, pour s'enfiler une p'tite binch qui passe drôlement bien avec la chaleur. Les masques commencent enfin à déambuler dans les rues. Divers nationalité sont représentés: il ne s'agit pas de figuration mais comme bien souvent dans ce type de manifestation d'un concours. Suivant les moments de la journée, différents types de masque vont danser les uns à la suite des autres: en fibre le matin, en feuillage l'aprèm, et las masques blans pendant la soirée. Ceux qui demeurent les plus majestueux sont les masques dogons du Mali: des échassiers mêlés à d'autres danseurs portant pour certains des totems de plusieurs mètres sur la tête s'alternent pour recréer une sorte de cérémonie. Malheureusement comme nous l'avions déjà notifié sur Douentza, la fête est un peu entachée par la connerie des flics. Quelques djembés se font entendre par ci par là, mais l'image où des quantités de zikos égayant les rues de bonnes vibrations... c'est pas ça quand même! Comme quoi on a toujours des stéréotypes! Nous nous faisons invités chez un artiste en bogolan pour le diner et par la suite pour le dodo. |